Un frisson d’altitude au cœur de la vallée mosane. Entre Bassenge et Visé, un projet hors norme s’élève doucement au-dessus du canal Albert : la Passerelle de Caster, premier pont himalayen du Benelux. Les pylônes sont déjà posés, un premier câble tendu : d’ici quelques mois, l’ouvrage commencera à dessiner sa silhouette vertigineuse.
195 mètres de sensations fortes
Longue de 195 mètres et perchée à 55 mètres du sol, cette passerelle légère, faite de caillebotis, enjambera la tranchée de Caster, creusée dans les années 1930. La vue s’annonce spectaculaire… à condition de ne pas avoir le vertige.
Pour la traverser, il faudra tout de même passer à la caisse : 5 euros le ticket plein tarif, 3 euros pour les habitants de Visé, Bassenge et Oupeye.
Attirer les curieux… sans dénaturer le site
Les élus locaux le reconnaissent : cette attraction risque de drainer beaucoup de monde. Mais pas question de céder à la surfréquentation.
« On veut essayer d’agréger du monde, mais en respectant la nature. On travaille avec des ASBL de défense de l’environnement », insiste Cindy Caps, échevine à Oupeye.
« L’accès sera donc régulé : nombre de tickets limités, réservation obligatoire, et une partie des revenus réinvestie dans la préservation de la biodiversité.» annonce Ernur Colak, échevin du tourisme à Visé et directeur de l’ASBL qui gère le projet.
Pas de parking, mais des sentiers
Autre particularité : impossible de se garer au pied de la passerelle. Elle ne sera accessible qu’à pied, via le réseau de promenades côté Montagne Saint-Pierre et côté plateau de Caster.
« Notre idée, c’est qu’elle soit accessible uniquement par mode doux », précise l’échevine.
Une manière d’éviter les attroupements de curieux venus pour un simple selfie, et de rester fidèle à l’esprit d’écotourisme qui guide le projet. Bonne nouvelle toutefois : la passerelle sera pensée pour être accessible aux personnes à mobilité réduite.
Rendez-vous en 2026
Si la fin des travaux est attendue fin 2025, l’inauguration officielle est programmée pour avril 2026. D’ici là, les amateurs de sensations fortes peuvent déjà s’imaginer, suspendus dans les airs, entre ciel, canal et verdure.
