Les pouvoirs publics ont beaucoup investi : l’Etat, la région wallonne et la Ville de Visé 

La Wallonie, en particulier la province de Liège, a subi une catastrophe naturelle à la mi-juillet avec des précipitations importantes. Nous avons tous vu des images désastreuses à Eupen, Limbourg, Verviers, Theux, Trooz ou encore Chaudfontaine et Esneux ou Comblain-au-Pont. 

Visé, malgré certaines craintes, a été relativement épargnée, alors que naguère les eaux débordaient régulièrement à Devant-le-Pont, Lixhe, Lanaye ou encore Souvré, Argenteau ou Cheratte-Bas. Les aménagements n’ont pas été suffisants pour éviter tout débordement à Lixhe et Lanaye et l’ordonnance d’évacuation, mais les aménagements ont énormément atténué la hauteur de l’inondation. 

Cette situation de non-sinistre n’est pas le résultat d’un pur hasard. 

Les pouvoirs publics ont accumulé des investissements depuis quelques décennies. 

C’est l’État belge, devenu région wallonne, qui a renforcé les berges de la Meuse, ce qui a permis au fleuve de s’écouler sans inonder les berges et les quartiers alentours. 

Á Cheratte Bas, ​le démergement a parfaitement joué son rôle et, bien que situé sous le niveau de la Meuse, rien n’a été à déplorer au sein du village. C’est là la conséquence positive de lourds investissements de la Ville de Visé avec notre intercommunale AIDE subsidiés par la région. 

Á Visé des bassins d’orage ont été réhabilités (Hennen) ou construits (Bois Mayanne) par la Ville de Visé. Le parc des Libellules, sur le dessus de Visé, est aussi un bassin d’orage. Ces nouvelles capacités de rétention ont permis de gérer les eaux de ruissellement des plateaux surplombant Visé et éviter des inondations majeures à Souvré.

Seules quelques maisons ont malheureusement été impactées du fait des quantités d’eaux tombées hors norme. Sans ces investissements massifs, les dégâts auraient été d’une bien plus grande ampleur. 

Il subsiste évidemment quelques points noirs dont le quartier de la voie Mélard à Cheratte-haut.  Un chantier majeur de modification et de réhabilitation des égouts de ce quartier est en cours d’études avec la collaboration de nos pouvoirs subsidiants. Les résultats de l’étude doivent voir le jour courant 2021 pour une réalisation espérée en 2022 ou 2023. 

​Il faut aussi être lucides et comprendre qu’il est impossible de se prémunir à l’encontre de toutes les conséquences de ces évènements climatiques.

Bien que surdimensionné à l’occasion des études, tout aménagement d’égout de bassin d’orage … etc a ses limites et ne pourrait donc pas nous offrir une protection absolue.