La bijouterie, c’est une histoire de passion pour Audrey Wagelmans. Après avoir exercé 17 ans en tant que décoratrice pour la maison Flamant, elle revient aujourd’hui à ses premiers amours : elle a réinvesti son atelier pour lancer sa propre collection de joaillerie fine : La Petite. 

De Visé à Paris…

C’est à Namur qu’Audrey Wagelmans a fait ses premières armes. Trois ans de formation et de stage, puis deux ans de perfectionnement chez un bijoutier de la ville auprès de qui elle a tout appris. Puis, finalement, c’est la maison Flamant qui sera la première à découvrir pleinement ses talents, dans un autre domaine : celui de la décoration. Deux passions entre lesquelles la jeune Visétoise ne parvient pas à trancher, tant elles la dévorent. Pendant 17 ans, elle gravit les échelons au sein de l’entreprise belge, passant de vendeuse à décoratrice, puis à responsable décoration (un poste qui l’emmènera régulièrement à Paris et à Lyon).

… Puis à Anvers

En mars 2020, tout bascule. Pour elle, comme pour le reste du monde. Ce sera le déclic : elle veut travailler de ses mains, fabriquer, créer. Elle retrouve l’établi toujours présent chez ses parents : « J’ai commencé à m’y remettre pendant le confinement », explique-t-elle. « D’abord avec des matériaux moins précieux. Puis je suis retournée à Anvers pour reprendre contact. J’y vais maintenant une fois par semaine pour acheter les diamants et l’or dont j’ai besoin pour mes créations. C’est là aussi que se trouve mon sertisseur. Je me reconstitue peu à peu un atelier, mais en attendant, je peux encore utiliser celui de mon maître de stage à Namur. »

Or et diamants

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Petite-1.jpg.

Et c’est donc très rapidement que l’amour des bijoux est revenu dans les doigts d’Audrey. Et que « La Petite » est née : une collection de joaillerie simple élégante, à base d’or et de pierres précieuses. Exclusivement. Un choix réfléchi : « L’or se transmet, se revend, se transforme. C’est une valeur sûre. Je ne veux pas rentrer dans une logique de gaspillage. Et j’adore les diamants », explique Audrey Wagelmans.

Et lorsqu’on l’interroge sur le nom de sa collection, la réponse est une évidence : « C’est comme ça qu’on m’appelle depuis toujours. Ça sonnait bien et c’est tout simplement moi. »

La Petite Atelier

Après avoir créé La Petite au début de l’année, Audrey Wagelmans lance déjà une déclinaison avec La Petite Atelier, un service de création de médailles, pin’s et boutons de manchettes estampillés, toujours sur mesure. On n’est plus ici dans l’exclusif : les matières premières peuvent aussi être l’argent, l’aluminium ou encore le cuivre. Et les quantités peuvent atteindre des centaines, voire des milliers d’exemplaires. « Pour La Petite Atelier, j’utilise une presse Raskin de 6 ou 20 tonnes, selon la dimension et la matière de la pièce finale. Puis toutes les finitions sont faites à la main. » Une façon de proposer l’artisanat à prix accessible pour les associations et organismes culturels, par exemple.

Le dénominateur commun restant toujours la passion, le savoir-faire et l’artisanat.

Foncez découvrir l’univers d’Audrey Wagelmans sur Facebook, sur Instagram et sur www.la-petite.be ! 

E.H.