La découverte et la libération des camps de l’horreur par les troupes américaines et anglaises débuta le 11 avril 1945. C’est en 1995, pour commémorer le 50e anniversaire de la libération des camps nazi que fut planté, à l’entrée du village, un érable sycomore à l’initiative de l’Amicale et avec l’aide précieuse de la Ville de Visé. Treize ans plus tard une stèle explicative destinée aux passants fut érigée au pied de cet érable. Chaque année, au mois d’avril, une gerbe de fleurs y est déposée par l’Amicale en souvenir de ces évènements historiques.
A cette occasion, je souhaiterais vous faire part du témoignage condencé d’Alan ZIMM (dcd en 2020) survivant du camps de Bergen-Belsen et libéré par les forces britanniques le 15 avril 1945.
« J’étais vraiment très mal en point physiquement. Je ne pouvais pas bien marcher. Mes hanches me faisaient mal, j’étais très faible. J’en étais presque arrivé au point où un prisonnier ne se soucie plus de savoir s’il va vivre ou mourir… Quand j’ai vu, du coin de l’oeil, des gens sortir en courant, je me suis levé tant bien que mal et je suis allé voir ce qui se passait. A neuf heures précisément, la barrière du camp s’est ouverte et une jeep est arrivée avec à son bord quatre policiers militaires en uniforme, avec ceinture, gants blancs et béret rouge. Ils se sont assis sur le capot de la jeep. Un camion avec des hauts-parleurs suivait, et diffusaient en allemand, en polonais, en yiddish, en français, dans toutes les langues possibles. : «Mes chers amis… A présent, vous êtes libres. Vous venez d’être libérés par les forces alliées. Les Nazis ne vous feront plus rien. Vous êtes des hommes libres. »Tout le monde pleurait. C’était un moment si riche en émotions et si difficile à décrire. Les gens s’étreignaient, s’embrassaient. Et tout le monde se dirigeait vers la jeep. Les hommes de la Police Militaire, sont descendus et ils ont été portés en triomphe par les prisonniers les plus vaillants qui leur ont fait faire le tour des baraquements. Certains n’y croyaient toujours pas. Beaucoup avaient encore peur. Des camions sont venus et ils nous ont emmenés pour nous soigner. Nous étions libérés. »
NB : Après l’évacuation de Bergen-Belsen, l’armée britannique brûla complètement le camp pour éviter la propagation du typhus. Au total, environ 50 000 personnes moururent dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, dont Anne Frank et sa soeur Margot qui y décédèrent toutes deux en mars 1945.
Pour l’Amicale,
Le Président, Nicolas Ronday
