25 ans plus tard, une génération de karatékas réunie à Visé

20 Fév, 2026 | Info

Vingt-cinq ans après leurs années de formation, les anciens élèves de Sylvain Tuttolomondo se sont retrouvés ce samedi 24 janvier 2026 à Visé, devant le Karaté Club Seishan, au lieu-dit Devant-le-Pont. À l’initiative de leur premier coach, cette rencontre visait à rassembler une génération de karatékas qui a marqué les tatamis belges à la fin des années 1990.

À l’origine, il s’agissait d’une simple photo souvenir. Très rapidement, l’événement a pris une autre dimension pour devenir une véritable séance d’entraînement, mais surtout un moment placé sous le signe du plaisir et de la convivialité.

Le plaisir, tout d’abord, des retrouvailles. Joviales et sincères, elles ont permis de redécouvrir les visages, d’échanger sur les parcours professionnels et familiaux, et de s’intéresser au devenir de chacun. Une parenthèse humaine empreinte de curiosité et de bienveillance, où le passé et le présent se sont naturellement rejoints.

Le plaisir, ensuite, de la pratique joyeuse. Une fois les kimonos enfilés, les corps se sont remis en mouvement avec une étonnante évidence. Les gestes sont revenus, parfois hésitants, souvent précis, toujours guidés par le respect et la confiance mutuels forgés sur les tatamis des années auparavant. Les corps se connaissent, se reconnaissent, et dialoguent instinctivement.

Le plaisir, enfin, des taquineries. Celles de la jeunesse, intactes malgré le temps, qui ont ponctué l’entraînement de sourires et de rires. Une bouffée de légèreté, précieuse, rappelant combien ces moments partagés font du bien à l’âme.

Parmi les participants figuraient notamment Anatoli, Dogan, Jean-Paul, Laura, Patrick et Virginie, entourés d’autres anciens membres du groupe. Deux anciens étaient également présents sans prendre part à la pratique, confirmant que, ce jour-là, l’essentiel résidait avant tout dans les retrouvailles.

Anne Jamin, ancienne coach, qui avait renforcé l’équipe d’encadrement à l’époque, était également présente pour assister l’entraîneur principal et contribuer à la qualité de cette séance exceptionnelle.

Cette rencontre a également permis un échange intergénérationnel avec les pratiquants actuels du club, qui ont pu travailler aux côtés d’une autre génération de karatékas. Un partage riche d’enseignements, tant techniques qu’humains. Le constat est clair : le karaté traditionnel est un art martial, une discipline universelle qui rassemble, au-delà des âges, des parcours et des époques.

Cette journée a aussi mis en lumière certains parcours marquants. Laura Wathelet, actuelle présidente du club, a ainsi réenfilé le kimono il y a environ six ans, après un arrêt de quinze années, illustrant parfaitement la capacité du karaté à accompagner les pratiquants tout au long de leur vie.

Par ailleurs, Jean-Paul Tornatore a fondé son propre club depuis plusieurs années, un engagement durable qui constitue une véritable fierté martiale pour son premier professeur et témoigne de la transmission des valeurs du karaté.

Au-delà de l’événement ponctuel, cette initiative rappelle que le karaté traditionnel est avant tout une voie, faite de respect, d’exigence, de partage et de joie.

Bref, pour rester jeune, faisons du karaté.

Anne Jamin.
Photo Inès Comté.

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