Pierrot nous a quittés

Pierrot c’était vraiment un personnage à Visé.

Il avait dans de très nombreux domaines eu une carrière tellement brillante qu’on ne sait pas où il faut commencer à la relater.

Mais avant tout, je voudrais faire état de ma profonde tristesse. Même si depuis quelques années il était frappé par la maladie, je suis comme de nombreux Visétois affligé par sa disparition (le jour de Pâques).

Très jeune et très fringant, il fut un sportif de haut niveau. S’il s’est adonné à de nombreux sports, c’était évidemment en judo qu’il fut le plus brillant.

Sélectionné pour les jeux de Tokyo (1964), 5 fois champion de Belgique et 2 fois 3ème au championnat d’Europe (seulement battu par le Hollandais Gijsink qui pesait 30kg de plus que lui) et distinction rarissime, il est 7è dam de judo.

Son activité militaire est également remarquable. Officier dans les para-commandos, il participa au maintien de l’ordre au Congo belge ; il était resté très actif au sein de l’amicale.

Issu d’une vieille famille visétoise, il était normal qu’il soit membre d’une gilde : il s’agissait des Francs Arquebusiers dont son grand-père avait été empereur.

En 1976, j’ai pris la bonne initiative de lui proposer de se présenter aux élections. Il accepta et je peux dire que ma proposition fut couronnée de succès.  Elu dès le 1er janvier 1977, il sera pendant 4 législatures échevin des sports et je peux affirmer sans fausse modestie que notre action a fait de Visé une ville sportive tant par son infrastructure que par de nombreuses manifestations qui s’y déroulèrent dont l’open de judo est indéniablement une des plus prestigieuses.

Ajoutons que sur sa lancée, Pierrot fut aussi conseiller provincial de 1985 à 2000.

Pour clôturer – mais je n’ai pas été exhaustif – ajoutons encore que Pierrot fut un commerçant particulièrement dynamique dans une des petites villes les plus commerçantes de Wallonie.

Pierrot, tu fus un meneur pour de nombreux Visétois qui ne t’oublieront pas.  Des hommes de ta trempe, notre région, notre ville en a besoin.  Ton épouse et ta fille Margaret en sont les premières convaincues.

Le 19 avril 2017,

Marcel NEVEN – Bourgmestre