C’est encore une belle histoire que Serge Belleflamme, vétérinaire à Dalhem, nous a fait vivre ! Mi-mars, avec son assistante Guena Ciarcelluti, il a pu sauver un chevreuil… étrangement coincé sous la barrière d’une habitation de Richelle.

En mauvaise posture

C’est vers 9 heures, le mercredi 17 mars dernier, que Serge Belleflamme a reçu un appel surprenant. Celui d’une dame, résidant rue de Richelle, non loin du glacier Hugo, qui lui signalait avoir aperçu une biche dans son jardin en se rendant à son compost. Une information pour le moins insolite, dans une rue comportant une majorité de maisons mitoyennes.

En arrivant sur place, le vétérinaire a constaté qu’il s’agissait en réalité d’une chevrette âgée de 10 mois environ. Et que cette dernière, dans la panique, avait couru vers la route pour tenter de se faufiler sous la barrière de l’habitation et s’échapper. Une mauvaise idée, puisque le cervidé s’est alors retrouvé coincé sous la lourde barrière.

« Heureusement, les picots de la barrière n’étaient pas acérés, sinon elle aurait pu y rester », a-t-il expliqué à nos confrères de La Meuse, avant de poursuivre : « En compagnie de mon assistante, nous avons pris quelques secondes pour réfléchir. Si nous avions déplacé le chevreuil, les picots seraient probablement rentrés dans son ventre. Il fallait donc agir autrement. En soulevant la barrière ? Cette dernière était trop lourde. C’est alors qu’un voisin a apporté un cric. Après avoir calmé l’animal et lui avoir placé un essuie devant les yeux pour éviter de l’apeurer, on a donc su le déplacer ».

Un héros dans la région

Bilan de l’opération : une révision à prévoir pour la barrière et quelques contusions pour la chevrette. Serge Belleflamme a d’ailleurs préféré garder l’animal sous observation dans un box paillé pour s’assurer qu’il soit bien hors de danger. La chevrette a été relâchée, en pleine forme, le lendemain matin. La vidéo de sa libération est d’ailleurs à revoir sur la page Facebook du Cabinet vétérinaire de Dalhem. Sur les réseaux sociaux, les réactions ne sont pas fait attendre : « Un vétérinaire comme on les aime, qui fait passer sa passion et son savoir avant tout », « Vous êtes un homme formidable », « Un grand Monsieur, […], simplement un exemple », ….

Le bien-être animal avant tout

Connu pour sa grande connaissance de la faune sauvage, Serge Belleflamme est régulièrement appelé pour soigner les blaireaux, rats, buses, marcassins, corneilles, ratons laveurs, furets (et même un cygne récemment) qui peuplent notre région. Mais le sauvetage d’animaux sauvages fait souvent flirter le vétérinaire avec la limite de la légalité. Car, aux yeux de la loi, soigner un animal sauvage est interdit. A ce sujet, il nous déclarait récemment : « Ce n’est pas rémunérateur : j’aime faire ça. Alors à ceux qui me font des réflexions, je réponds que moi, mon métier de vétérinaire, c’est soigner les animaux. J’en ai fait le serment ».

E.H.