AU ZENITH DE LA CREATION MUSICALE

Est-il rare d’ajouter le nom de sa mère à son patronyme ? Oui, pour la bonne et simple raison de ne pas être confondu avec un célèbre homonyme : Jean-Philippe Collard, pianiste classique français (né en 1948). 

De plus, ce natif du Grand Oupeye, Jean-Philippe Collard-Neven est un pianiste chevronné et multiple né en 1975, fils d’un historien, passionné de rallye et d’une maman proviseur. Il serait trop long de présenter ses prestations de pianiste tant classique (on peut citer l’orchestre de chambre de Namur, la Philharmonie d’Anvers et de Lille) que contemporain avec l’ensemble Musiques Nouvelles. Il est professeur de musique et d’improvisation au prestigieux conservatoire royal de musique de Mons. 

On le reconnait aussi comme compositeur de musique pour le théâtre mais aussi comme photographe ! .  Il mène un parcours atypique de musicien dans lequel se côtoient les genres et les époques ainsi que différentes disciplines artistiques. 

Il se produit régulièrement en Europe, en Amérique du sud et centrale, au Japon, en Asie, au Canada, en Afrique du nord… Il participa à maints festival tant en Belgique  (Gaume Jazz festival, Ars Musica, Images sonores de Liège, Klara Festival) mais aussi un peu partout dans le monde (Couleurs Jazz en Tunisie, Musica Strasbourg, Festival de Varsovie, Festival d’Automne de Madrid, Euro-Jazz Festival de Mexico).

Si nous lisons sa biographe sur son site, on saura qu’il apprit la musique en apprenant des airs de jazz sur les genoux de son papa ainsi qu’en rejouant de mémoire dès le plus jeune âge les musiques de films et les chansons qui le fascinent, sa formation musicale sera uniquement classique, même s’il préfère alors improviser sur les partitions qu’il travaille plutôt que de les déchiffrer jusqu’à la dernière mesure. Le début de sa vie professionnelle sera marqué par un engagement profond envers le répertoire contemporain, mais plus tard, les musiques qui l’ont influencé durant son enfance et son adolescence vont reprendre le dessus et son activité musicale va s’orienter vers des projets personnels mêlant composition, improvisation, collaborations avec le théâtre, la littérature, les arts plastiques et le cinéma, souvent à la lisière entre tradition savante et musiques populaires. Cela ne l’empêche cependant pas de continuer à se produire sur les scènes classiques et contemporaines.

​ A défaut de l’entendre en live, on peut toujours se rabattre sur ces C.D. et on peut l’entendre sur une trentaine de productions discographiques produites par Radio France, Sub Rosa, Fuga Libera, Cyprès, Flau, Igloo, Harmonia Mundi…Il aime l’improvisation et quelle meilleure musique pour en faire que le jazz. On est bluffé par son duo avec le contrebassiste Jean-Louis Rassinfosse, mais aussi le quartet avec le même Rassinfosse, Xavier Dessandre et Fabrice Alleman. N’est ce pas ce duo qui a inauguré en musique la nouvelle salle des Tréteaux de Visé le jeudi 30 janvier 2019, accompagné par la voix de José van Dam avec un hommage au chanteur de tango Carlos Gardel. L’ensemble fut accueilli par le président du centre culturel Marcel Neven, son oncle.

Voici quelques autres prestations qui ont compté dans les dernières années de sa déjà longue carrière : en 2013 il fonde avec 10 jeunes musiciens l’ensemble La Fête étrange, sorte de garage band classique rejouant la musique d’un film imaginaire. En 2016, il compose sur un livret de Laurence Vielle et Charles Ducal une cantate pour le projet Cantania – L’école en cavale – et qui a été chantée par 700 enfants et des musiciens de l’ONB à Bozar en mai 2017. Il revisitera les musiques de Bach, Debussy et Ravel par ailleurs. On suivra avec attention ses prochaines prestations.

Jean-Pierre Lensen-Dossin !