Isabelle Euben, c’est toute une histoire… de cheveux. Il y a quelques mois, elle se découvre un amour et un talent pour la décoration d’intérieur. « Tous les objets dont je me sers proviennent de la récupération précise-t-elle, je leur donne une autre vie ». Toutes ses réalisations peuvent être réalisées par le commun des mortels, mais nous n’avons pas tous une âme créatrice. Et en admirant ses oeuvres, on se dit « qu’il fallait y penser !».

Isabelle est l’initiatrice de cette exposition, elle a convaincu sa maman Claire Bertrand et son amie Claudy Mwamba de l’accompagner dans cette aventure que constitue toujours une première exposition. Et ma foi, nous, les Visétois, avons de la chance : c’est le cadre de la chapelle des Sépulcrines qu’elles ont choisi.

Claire Bertrand est donc la maman d’Isabelle. Infirmière « au long cours » retraitée, elle a pas mal bourlingué dans sa vie professionnelle : établissements hospitaliers, bénévole à l’étranger au profit d’ONG, infirmière libérale… La retraite arrivée, le temps libre lui permet d’exaucer un de ses souhaits les plus chers : se mettre à la peinture. Après quelques cours suivis il y a environ un an et demi, elle se lance en véritable autodidacte. Après un début en aquarelle, elle s’est tournée vers l’acrylique qui lui offre d’autres perspectives de création, plus personnelles dans l’art abstrait.

Si Isabelle et Claire sont visétoises, Claudy Mwamba habite Boirs. « Je suis une amie de longue date d’Isabelle nous confie-t-elle, c’est elle qui m’a convaincue de participer à une première exposition en sa compagnie et celle de sa maman ».

Peintre et sculptrice, Claudy travaille à plein temps en qualité de conseillère en luminaires. En 1995, elle obtient un graduat en arts graphiques à Saint-Luc puis enchaîne avec un second graduat en peinture sur chevalet à l’Académie des Beaux Arts de Liège, qu’elle obtient en 1999. En véritable passionnée de tout ce qui touche à la création artistique, elle s’impose souvent des challenges pour tenter de satisfaire sa soif impérieuse de nouvelles techniques. De l’acrylique sur toile de coton à celle sur des objets divers préalablement choisis avec un usage détourné ou non. 

Ses sculptures, Claudy les réalise entièrement à partir d’objets récupérés. Ses personnages sculptés en sont un magnifique exemple. Elle crée également des lampes à poser « cucurbitacées ». Son art est devenu son exutoire, une manière pour elle de se détendre. Son travail manuel devient alors pour elle un sport cérébral. Elle qui n’avait jamais travaillé en trois dimensions a essayé une fois, celà lui a plu et elle a continué. Et avec quels résultats !

La centaine d’oeuvres exposées sont en vente – à des prix plus qu’abordables.

De g. à d. : Isabelle Euben, Claudy Mwamba, Mathieu Ulrici (Echevin de la Culture)
et Claire Berttrand

© Texte et photos P. Neufcour