C’est aux alentours de minuit dans la nuit de lundi à mardi qu’une voisine du Collège Saint-Hadelin, fille du concierge de l’école, a été réveillée par un vacarme intense faisant trembler sa maison. A l’origine de ce raffut effrayant : la chute du clocher de la chapelle de l’école.

Victime de la tempête

Haute de 10 mètres, la flèche n’a en effet pas résisté aux assauts que lui faisait subir depuis plus de 24 heures la tempête Ciara. Immédiatement prévenu, le directeur adjoint Michel GROSJEAN s’est rapidement rendu sur les lieux pour constater les dégâts : « J’habite tout près, donc en 3 minutes j’étais sur place. La cassure est très nette : le clocher est tombé dans l’allée latérale en un seul morceau », raconte-t-il. Heureusement, le sens du vent et l’heure de l’effondrement n’ont mis aucun enfant en danger : à quelques mètres près, les décombres s’écrasaient en plein cœur de la cour de récréation voisine.

Portes ouvertes maintenues

Elle a chuté tête en bas, creusant un profond cratère dans la terre au moment de l’impact. « J’ai appelé le 1722 mais ils n’ont pas jugé la situation urgente. Je pense que les pompiers étaient débordés », explique le directeur-adjoint. Le lendemain matin, l’école a pris contact avec la ville de Visé qui a procédé à la sécurisation des lieux avec des barrières nadar et l’accès au fond de la cour, côté chapelle, est interdit aux élèves jusqu’à nouvel ordre. « Nous organisons nos portes ouvertes ce week-end et nous espérions utiliser cette cour en guise de parking. Ce ne sera qu’en partie possible », déplore Michel GROSJEAN.

Un miracle ?

L’établissement attend encore l’intervention d’un couvreur pour sécuriser et bâcher le toit, celui-ci ne pouvant intervenir que lorsque les vents faibliront. Quant à la toiture en elle-même, elle semble indemne, à part quelques tuilées arrachées : « C’est un véritable miracle ! », s’exclame le directeur adjoint. 

La chapelle du Collège Saint-Hadelin a été érigée en 1902 sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Louis IX à Paris. Elle a fait l’objet d’une demande de classement dans les années 90, qui n’a pas abouti. Il faudra certainement plusieurs corps de métier pour reconstruire sa flèche. « Nous pensons peut-être pouvoir réutiliser la structure métallique, qui semble étonnamment intacte », conclut Monsieur GROSJEAN.

E.P.