DÉBUT DU CHANTIER EN 2021 ?

Tel le monstre du Loch Ness, le projet de rénovation de la place Reine Astrid refait régulièrement surface à Visé, depuis plus de 15 ans… Aujourd’hui, les choses se précisent, les budgets sont (presque) tous alloués et le concret se profile enfin.

Financement ficelé

Les autorités communales en rêvent depuis longtemps : la rénovation de la grand’place de Visé a déjà fait couler beaucoup d’encre. Toutefois, les astres semblent enfin s’aligner quant au financement. Premier volet du dossier: l’obtention d’un subside de rénovation, directement lié à la création d’un parking sous-terrain de 100 places de l’avenue Albert 1er (dont l’ouverture, sans cesse retardée, est attendue fébrilement par les commerçants). D’un montant de 640 000€ pour la partie « place », ce subside peut à présent être libéré. Deuxième volet pécunier : l’accord délivré par la Région Wallonne pour réaliser dans le même timing que le chantier de la place les travaux relatifs à la voirie régionale qui traverse le centre de Visé, ainsi que ses abords et trottoirs (montant financé : 840 000€). Troisième et dernier volet bancaire : le Plan d’inverstissement communal (PIC), pour lequel la région wallonne devrait donner son feu vert à Visé fin de cette année pour un montant de 770 000€, à utiliser dans les 3 ans. Bref, un subside total de près de 2,3 millions d’euros à portée de signature, en vue de financer la création de la nouvelle place (estimée à 3,9 millions).

Des modifications encore possibles

C’est en octobre que Xavier Malmendier, Echevin en charge de l’aménagement du territoire, présentera le projet ficelé au conseil communal. « C’est un dossier vieux d’il y a plus de 10 ans, il y a des adaptations à apporter en fonction de notre époque », explique-t-il. « Ma crainte, c’est que la place ne ‘vive’ pas : elle doit être agréable pour les étudiants et il faut que les Visétois puissent se l’approprier ». Il reste aussi à la commune à trouver le montant restant pour financer les travaux, soit 1,6 millions d’euros. «Nous devons encore avoir certaines discussions avec d’autres acteurs, mais la commune fera un emprunt sur 20 ou 30 ans. Il s’agit d’un investissement pour 75 ans.», explique l’échevin. Du côté des commerçants, on espère encore le gain de quelques places de parking sur le plan final. Enclin au dialogue, l’échevin tempère cependant : « Le projet peut être légèrement modifié, mais pas fondamentalement. Sinon, il sera perdu. »

Quid du calendrier ? 

Après validation finale par le conseil communal à l’automne, Xavier Malmendier espère lancer l’appel d’offre courant 2020, pour adjudication du chantier la même année. Le premier coup de pelleteuse pourrait alors avoir lieu début 2021, soit dans un an et demi. 

Et si le dossier prend du retard, la Ville a déjà prévu son plan B pour ne pas voir les subsides s’envoler : il s’agira de l’aménagement du cloître du centre culturel, afin de le rendre plus accueillant, ainsi que de la réorganisation de la cour des Tréteaux en un lieu plus vert et plus convivial, tout en conservant une zone de parcage. « La grand’place doit être la priorité », affirme Xavier Malmendier. « Réaliser ces trois projets parallèlement, ce ne sera pas possible. Mais les deux autres chantiers se feront dans la continuité. Nous sommes dans une pespective à 10 ans. Tous ces aménagements seront positifs pour les commerçants et pour les écoles, j’en suis certain. »

E.P.