A (presque) 39 ans, Séverine Philippens-Thiry, professeur d’anglais à l’athénée de Visé, se présente pour le MR aux élections du 26 mai. Nous l’avons rencontrée par une belle après-midi de printemps. Portrait d’une citoyenne passionnée.

Investie depuis 20 ans

C’est en 2006, après plusieurs années passées au sein des jeunes MR, que Severine Philippens se présente pour la première fois aux élections communales à Visé. Premier suffrage, premier succès : elle devient conseillère communale. « J’étais déjà très impliquée dans la vie locale, mais ça a été vraiment surprenant. Je ne m’attendais pas à ça !», se souvient-elle. Elle démissionnera cependant de son poste un an avant la fin de son mandat, suite à son déménagement à Bombaye. « Je n’habitais plus sur la commune de Visé. Et je suis quelqu’un d’entier : quand il ya une règle, on la respecte. », explique-t-elle. En 2012, elle se laisse convaincre de reprendre le double flambeau des élections provinciales et communales, à Dalhem cette fois. Elle sera également plébiscitée dans sa commune d’adoption, aux côtés d’Arnaud Dewez, et siègera jusqu’en 2018. Cette année, c’est un autre défi qui l’attend, avec une première candidature à la Région, pour l’arrondissement de Liège. 

« Je ne vis que pour l’école ! »

« J’ai beaucoup réfléchi avant de répondre à l’appel du MR. Ils étaient intéressés par mon profil d’enseignante et cherchaient des gens disposés à réellement siéger », explique-t-elle. « Si je suis élue, je devrai démissionner de mon poste actuel. Mais tant pis : je me lance. J’ai envie de changement dans ma vie. Et si des gens comme moi, actifs sur le terrain, ne le font pas, qu’est-ce qui changera ? » Une conviction que l’on ressent encore davantage dès qu’on aborde avec elle la question de l’enseignement. Elle précise d’emblée: « Je ne vis que pour l’école ! ». Et le pacte d’excellence, fraîchement vôté, a encore plus réveillé son envie d’agir : « On peut changer pas mal de choses, via des amendements.  Je veux mettre en avant le goût de l’effort. Dans la politique comme dans la vie, il faut innover et s’investir, tout en préservant l’aspect social. »

De l’énergie à revendre

Et l’investissement, Séverine Philippens connaît : elle joue du piano depuis toute petite et a pratiqué la gymnastique à haut niveau. « Je n’étais jamais chez moi devant la télé ! Je voulais aussi faire du foot, mais mes parents n’ont pas voulu…» se souvient-elle avec amusement. Une vie bien remplie, qu’elle partage aujourd’hui avec son mari Christophe (son premier amour, rencontré à l’âge de 15 ans !) et ses deux garçons de 10 et 14 ans. Une femme bien dans son époque : « Les assemblées sont encore fort sexistes. Et quand je vois les pubs électorales, on ne voit quasiment que des hommes ! Ce n’est pas facile de se faire sa place, mais les femmes ont une autre vision des choses. » L’enseignement, le tourisme en Basse-Meuse, la mise en avant des producteurs locaux et des circuits courts, le sport, la culture, … Autant de sujets que ce petit bout de femme gonflé à bloc souhaite débattre au Parlement wallon. Mais, quoi qu’il arrive, le 26 mai sera pour elle une journée ensoleillée : « Ce sera mon anniversaire ! », conclut-elle avec un large sourire.