Visé, ville sportive, sera en tout cas bientôt « ville de foot » 365 jours par an. Avec la transformation de ses 2 gazons en terrains synthétiques, la Cité de l’oie promet du sport toute l’année, par tous les temps.

« De 3 terrains à 2 terrains 3/4 »

Les deux terrains en gazon du stade de la rue de Mons vont passer au synthétique cet été. Il s’agit du T1, situé dans le stade, et du terrain B, près de la buvette et du parking. D’une superficie équivalant aux trois quarts d’un terrain traditionnel, ce dernier fera office de plateau polyvalent et pourra accueillir une partie de foot « à huit » ou deux parties « à cinq ». La raison de ce rabotage de terrain : l’agrandissement du parking, qui offrira le double de places afin de désengorger la rue de Mons et enfin répondre aux plaintes récurrentes des riverains. « Nous allons passer de 3 terrains à 2 terrains 3/4 », explique Julien Woolf, Echevin des Sports. « Mais ce sera compensé par le fait que les 2 nouveaux terrains seront praticables toute l’année. Et nous prévoierons un accès afin que ce parking soit aussi à disposition du rugby. »

Des bouchons de liège

En 2008, une étude de l’université de Yale, aux Etats-Unis, révélait la présence d’arsenic, plomb et chrome dans les billes de caoutchouc des terrains de football synthétiques. Par précaution, et à l’instar d’autres communes de Wallonie, Visé va équiper son stade de terrains « nouvelle génération ». La ville a en effet opté pour… les bouchons de liège ! Un surcoût d’environ 45 000 € par rapport à un terrain 100% synthétique. Outre sa composition naturelle, le liège présente l’intérêt d’être inodore (au contraire du caoutchouc, en cas de fortes chaleurs). Un matériau qui, du point de vue des performances, se rapproche aussi davantage du confort d’un gazon traditionnel. « Nous allons aussi installer des citernes d’eau de pluie pour les gicleurs qui humidifieront les terrains, pour l’eau des WC et pour la plaine des sports », ajoute Julien Woolf. 

Une incidence sur les stages ? 

« Les travaux commenceront le 3 juin et n’auront pas d’incidence sur les stages du mois d’août », promet l’Echevin. « Les stages auront lieu sur le terrain C, réalisé il y a 7 ans en billes de SBR (NdlR, ces microbilles de caoutchouc fabriquées à partir de pneux recyclés). Nous avons lancé une étude pour les analyser, mais nous avions choisi la qualité optimale, donc les résultats devraient être positifs », assure Julien Woolf. « Avec les nouveaux terrains, nous voulons vraiment mettre le focus sur la jeune génération ». Un investissement de 620 000 € hors TVA, dont 455 000 € sont subsidiés par la Région wallonne.

E.P.