Soucieux de participation démocratique, de justice sociale et de préservation d’un environnement sain, Visons Demain invite les habitants de la commune à une conférence-débat sur les compteurs communicants (CC) animée par M. Francis Leboutte, ingénieur civil, membre-fondateur de l’asbl Fin du nucléaire et militant de la décroissance. Le décret wallon sur le déploiement des CC a été voté le 18 juillet 2018. Cette législation établit que, tôt ou tard, personne ne pourra échapper à ces compteurs, sauf à se déconnecter du réseau électrique. Le 10 septembre 2018, un collectif d’associations a décidé d’entreprendre un recours en annulation de cette législation en Wallonie et à Bruxelles, devant la Cour constitutionnelle.

Quels sont les problèmes soulevés par ce déploiement ? 

Le CC est un compteur électronique d’électricité, de gaz ou d’eau. Il est contrôlé à distance et transmet des données de consommation individuelle à un centre de données et de gestion. Les CC présentent de nombreux défauts et risques divers, en termes de protection de la vie privée, de santé publique, de coût, de risques d’incendie et d’impacts écologiques, alors qu’on peine à y trouver le moindre avantage. Leur déploiement se traduirait par un surcoût pour le citoyen et les entreprises (compteur plus cher, à faible durée de vie, coût de l’infrastructure et de sa maintenance, surconsommation électrique) et n’est aucunement nécessaire à la transition énergétique, comme le prétend le lobby des industriels concernés. Le CC permet au gestionnaire de réseau de surveiller le citoyen-usager en dehors de tout contrôle démocratique et juridique. Son déploiement augmenterait notre exposition aux ondes électromagnétiques, alors que les conséquences en termes de santé publique sont ignorées par les décideurs. Les législations votées en juillet 2018 constituent aussi une atteinte au droit d’accès à l’énergie et il n’y pas eu de véritable débat démocratique sur le bien-fondé de ces compteurs. Globalement, la consommation d’électricité augmenterait. À ceci, il faut encore ajouter l’énergie consommée tout au long du cycle de vie des CC et des autres équipements, énergie très supérieure à celle du cycle des compteurs électromécaniques. Il est paradoxal de voir un système promu comme indispensable à la transition énergétique consommer plus d’énergie et de matière que le système qu’il est censé remplacer et, de ce fait, aller à l’encontre des objectifs de limitation du réchauffement climatique !

Pour en savoir plus, rendez-vous à la salle des échecs, au centre culturel de Visé, rue du Collège n° 31, le mercredi 20 mars à 20 h. Entrée libre.

Pour Visons Demain,

Bernard Legros