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Fév 2019

WONCK

Ali Aghroum a besoin de vous pour rénover sa chapelle !

Dans la vallée du Geer, beaucoup connaissent déjà ce « fou furieux » de nature et de patrimoine, comme il se définit lui-même. Aujourd’hui, Ali Aghroum (48 ans) est devenu l’heureux propriétaire de la chapelle Sainte-Anne à Wonck. Et il compte bien lui rendre sa superbe.

Héritage d’une riche religieuse

Ali Aghroum (de la Ferme des Hirondelles, à Wonck) la surveillait depuis plus de 10 ans et avait déjà entamé des démarches auprès de la commune pour qu’on la rénove. Puis il a finalement appris qu’elle appartenait en fait à l’Etat et allait être mise en vente aux enchères. Cette chapelle, érigée au sommet du chemin de Zichen par une riche religieuse de Boirs (Marie Stassinet, ayant vécu de 1856 à 1924), est en effet devenue propriété de l’Etat lorsque cette dernière est décédée sans héritier. S’en est suivie une longue période d’abandon. Seuls quelques pélerins lui rendaient encore visite, y déposant parfois une bougie ou une statuette. Peu à peu, la nature a repris ses droits sur le petit bâtiment, l’enserrant de terre et maltraitant sa toiture.

Le but : l’ouvrir à tous

Profondément attristé de la voir dans un si piteux état, Ali Aghroum a répondu présent lors de sa vente aux enchères en décembre dernier. Face à lui, la commune de Bassenge et trois investisseurs flamands. C’est au terme d’une vente musclée qu’il remporte l’enchère finale. Et ce 12 février, il est officiellement devenu propriétaire de ce bâtiment repris à l’inventaire du Petit Patrimoine de Bassenge. « Aujourd’hui, ce serait un blasphème de la laisser à l’abandon et de la vendre. Quand on a des problèmes, on a besoin de se tourner vers la spiritualité », explique-t-il. Et c’est pour cela qu’il compte bien rouvrir la chapelle à tous (chaque dimanche), dès sa réhabilitation achevée.

Et en rénovations, Ali Aghroum s’y connaît ! Il a déjà retapé entièrement de ses mains une ferme du 18ème siècle dans le village ainsi que sept autres bâtiments. Concernant la chapelle, il projette de s’y atteler tous les dimanches : « Rien ne va changer, tout sera dans le style d’origine. Je veux vraiment la préserver et qu’elle reste dans son jus », promet-il. « Je vais conserver la toiture à quatre pans, les voûtes, les torchettes à l’intérieur, … Ca fait partie de l’histoire de notre village. »

L’appel d’Ali aux bonnes volontés

Et pour cela, il lance un grand appel aux volontaires : « Je ne veux pas d’argent. J’ai plutôt besoin de bras. Cette semaine, une grue va venir dégager la terre tout autour de la chapelle. Il faura ensuite poser des pavés tout autour, réparer la toiture, y souder des corniches, réparer la voûte intérieure, peindre, rénover les statutes et les anciennes grilles, … J’y serai tous les dimanches. » Il compte bien aussi sonder le sol avec un détecteur de métaux et céder ses trouvailles éventuelles aux musées de la région.

Si, comme Ali, vous ressentez l’urgence de sauvegarder le patrimoine de la vallée du Geer, il attend vos messages et appels via son profil Facebook ou sur son téléphone (0475/82.28.86).

Au boulot !

E.P.

Pour découvrir la chapelle en vidéo : https://youtu.be/vHwzhUVswe0