D’un typage monovolume qui la caractérisait à son lancement en 1997, la Classe A est passée à une architecture plus conventionnelle de berline compacte bicorps à hayon avec sa 3e génération apparue en 2012. Un choix judicieux à en juger du – gros – succès rencontré. C’est donc sur ce schéma que Mercedes est reparti pour développer sa nouvelle Classe A. Présentation d’une des futures stars du Salon de Genève. 

Le premier contact, visuel, ne laisse planer aucune ambiguïté : il s’agit bien d’une Classe A. La nouvelle ressemble effectivement très fort au modèle sortant. Pourtant, les deux ne partagent aucun élément ! A y regarder de plus près, on constate déjà un allongement général : 13 cm en longueur (4,42 m) dont 3 à l’empattement (2.73 m). De nouvelles mensurations plus généreuses qui profitent avant tout à l’habitabilité et au coffre, celui affichant un gain de 29 litres pour atteindre 370 litres, ce qui corrige un des griefs majeurs émis à l’encontre de la Classe A actuelle.

Première

A l’intérieur, c’est la révolution ! La nouvelle Classe A a en effet l’honneur d’inaugurer une planche de bord à affichage 100% numérique. Un bloc, composé de 2 dalles, qui court des instruments dédiés au conducteur, face à lui, jusqu’au-dessus de la console centrale et l’écran de navigation. Selon la finition, trois configurations sont proposées : deux écrans de 7’, un 7’ et un 10,25’ (conducteur/ console) ou encore deux de 10’. Mais le meilleur reste à venir…

Désigné MBUX, pour «Mercedes-Benz User Experience», ce tableau de bord récemment présenté en Première Mondiale au CES de Las Vegas (Consumer Electronics Show), et évoqué en ces colonnes dans notre édition du 16 janvier, se caractérise par sa capacité de répondre à votre voix. Dites simplement «Hey Mercedes», et votre auto vous propose ses services : entrer une adresse, dicter un texto… Ce qu’on appelle l’intelligence artificielle…

Le style évolue lui aussi, avec notamment l’arrivée d’ouïe «turbine» du plus bel effet.  Notons enfin que la sécurité n’a pas été négligée. Epinglons notamment l’airbag genou pour le conducteur et le capot qui se déploie pyrotechniquement pour protéger les piétons en cas de choc.

Trois modèles pour commencer

Trois modèles sont annoncés au début, dont un diesel A180d (1.5-116 ch) et deux essences A200 (nouveau 1.3-163 ch) et A250 (2.0T-224 ch), tous associés à une boîte 7 à double embrayage (possibilité de boîte 6 manuelle pour l’A200). Les deux premiers sont d’origine Renault mais bénéficient de développements spécifiques à Mercedes (système de réduction catalytique des oxydes d’azote à injection d’Adblue pour le premier, système de distribution variable Camtronic avec désactivation complète de 2 des 4 cylindres pour réduire la consommation à faible charge pour le second). La gamme s’étoffera bien entendu progressivement mais il faudra attendre 2019 pour les premières AMG. A noter aussi une nouvelle transmission 4Matic électromécanique pour les blocs les plus puissants.

Attendue pour la fin du printemps, la nouvelle Mercedes Classe A parie sur une interface homme-machine innovante pour se distinguer de ses rivales. Un choix qui se jugera le moment venu…

(Marc Lacroix)