Pour son retour sur le marché des vraies découvrables, Fiat a décidé de s’associer au japonais Mazda et jouer la carte de «rétro». Ainsi, sur base d’une MX-5, la marque transalpine est parvenue a créer un modèle à sa propre identité, sa propre personnalité, non sans évoquer ce qui fut sans doute l’une des plus belle Fiat : le 124 Spider. Cela vous rappelle quelque chose ? 

La Fiat 124 Spider fait renaître un modèle de légende commercialisé voici un peu plus de 50 ans. Un premier Roadster pour la maison turinoise depuis la disparition de la barchetta en 2005.

Magnifique

Magie du design, les équipes de Fiat sont parvenues à réinterpréter le style de cette icône, initialement dû à Pininfarina, surtout en partie avant. Et puis il y a ce fameux capot bosselé… Même en vue arrière le Spider est très sympa et se démarque fort de la MX-5. Finalement, force est de reconnaître que le résultat général n’est pas mal du tout. A la limite, l’italienne affiche une personnalité et un pouvoir de séduction plus marqués que la nipponne, bien que cette dernière considération reste tout à fait subjective…

L’intérieur a également été sensiblement repensé pour lui conférer sa propre personnalité par rapport à la cousine Mazda. Notamment au niveau des compteurs et leur réceptacle. Parmi les équipements figurent (série ou option) écran tactile 7’ avec commande digitale radio et multimédia, connexion Bluetooth, système de démarrage sans clé, feux avant adaptatifs, caméra de recul ou un système audio Bose avec neuf haut-parleurs, dont quatre disposés dans les appuie-tête.

140 ch aux roues arrière

Sous le capot, le MultiAir Turbo 1.4-140 ch et 240 Nm de couple renvoie sa puissance aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte manuelle à 6 rapports, à laquelle peut se substituer une unité automatique, elle aussi à 6 vitesses. Une offre qui se situe juste entre celles de la MX-5 (1.8-126 ch et 2.0-160 ch). Répartition de poids aidant, l’excellence du châssis n’est plus à prouver ; léger et rigide, il est garant d’un plaisir de conduite exceptionnel, même si par rapport à la nippone l’italienne aura plutôt tendance à jouer la carte du confort. Mais Fiat a tout prévu, et pour les plus sportifs, il y a la version Abarth de la 124, avec cette fois 170 ch et un typage plus dynamique.

Pour l’heure, deux versions sont au catalogue, les 124 Lusso (pour «Luxe») avec boîte manuelle ou automatique, toutes deux prévues en série avec des jantes en alliage de 17 pouces, l’argenté du roll-bar et des montants de pare-brise, la double sortie d’échappement chromée, ou encore des projecteurs antibrouillards, des sièges cuir, un tableau de bord avec surpiqures, ou encore la climatisation…

Avec un tarif qui débute à 27.700€, la Fiat 124 Spider vous permet de jouir pleinement des joies du cabriolet, tout en vous offrant l’agrément de conduite d’un roadster. Le temps de la commander et le printemps sera là ! Ne voilà-t-il pas une offre plutôt séduisant ?

Une version Abarth… en rallye ?

En 1971, Abarth confectionne un Spider 124 pour le Championnat du Monde des Rallyes. Homologué en Gr. 4, catégorie-reine de la discipline à l’époque, ce modèle a remporté de nombreuses épreuves, dont l’éprouvant Acropolis Rally en Grèce ou le non moins difficile RAC Rally d’Angleterre. Particulièrement appréciée en Italie, elle remportera par ailleurs le Championnat d’Europe de la spécialité en 1972 aux mains de Raffaele Pinto, puis en 1975 avec Maurizio Verini. En 1975, la Fiat 131 Abarth lui succède.

De nos jours, le Spider 124 a repris du service et une nouvelle version, forcément développée par Abarth, se distingue de nouveau sur les rallyes. Et si elle ne répond plus à la «top» catégorie du jour, les fameuses WRC, le fait d’être mue par ses seules roues arrière en fait l’une des coqueluche du public.

(Marc LACROIX)