Depuis le mois de janvier 2018 se préparait un événement qui ne pourrait passer inaperçu dans notre bonne ville. La Royale Harmonie Sainte-Cécile avait en effet émis le souhait de participer à la commémoration de l’Armistice à Visé, 100 ans après la signature de l’acte qui a garanti la fin des hostilités. Car il y a un siècle, à Eijsden, le retour de la paix eut un retentissement égal à celui que connut la Belgique lors de l’annonce espérée depuis si longtemps. La population limbourgeoise avait pris fait et cause pour ses voisins proches chassés par l’envahisseur en août 1914. Des milliers de sinistrés et de réfugiés avaient trouvé un accueil chaleureux dans le Limbourg néerlandais et 1300 Visétois ont pu vivre tout le temps de la guerre à Eijsden, dans des conditions particulièrement satisfaisantes malgré l’exil. C’est en souvenir de cette complicité et de cette amitié que le Comité et les musiciens de Sainte-Cécile ont voulu offrir aux Visétois, en connivence avec les Anciens Arquebusiers, une prestation qui marquerait le centenaire de l’Armistice.

Cette commémoration belgo-néerlandaise fut un événement unique car les Pays-Bas, ayant pu préserver leur neutralité, n’étaient pas directement concernés par l’armistice. Le programme musical, introduit avec sensibilité et dans un français parfait par Roelf Welkenhuizen, avait été spécialement choisi pour cette commémoration du 11 novembre.

En souvenir de son implication passée, la famille de Liedekerke avait tenu à participer à cette soirée et elle fut particulièrement bien représentée. Messieurs Akkermans, bourgmestre, et Jacobs, échevin, confirmaient par leur présence l’importance accordée par la commune de Margraten-Eijsden à l’événement. Des membres du Collège échevinal, les présidents des Combattants, des Anciens Arbalétriers, des Francs Arquebusiers et de la Fabrique Saint-Martin notamment rehaussaient une manifestation appréciée par de très nombreux Visétois.

Les 105 musiciens de l’orchestre d’harmonie dirigé par Jan Cober ont enchanté l’auditoire tandis que la concertiste Lei Wang a sublimé la soirée grâce à son talent. Des acclamations prolongées ont précédé l’interprétation magistrale de la Brabançonne et de l’hymne néerlandais Wilhelmus, point d’orgue de cette soirée exceptionnelle.